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Agression sexuelle : Joe Biden dément officiellement les accusations.

AFFAIRE Le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine de 2020 a publié un communiqué ce vendredi pour mettre un terme à cette affaire datant des années 1990

« Ces (allégations) ne sont pas vraies. Cela n’est jamais arrivé », a affirmé dans un communiqué Joe Biden, l’ancien vice-président et futur adversaire de Donald Trump en novembre. Il était pressé de répondre personnellement à ces accusations d’agression sexuelle de la part de Tara Reade, une ancienne collaboratrice.

Il a donc démenti officiellement ce vendredi, avant même son interview programmée dans l’émission matinale, Morning Joe, sur MSNBC.

Tara Reade, 56 ans, accuse Joe Biden, 77 ans, de l’avoir agressée sexuellement dans un couloir du Congrès américain, lorsqu’il était sénateur en 1993. Sans véritables « échanges de mots », a-t-elle raconté pour la première fois dans un podcast diffusé le 25 mars, « il m’a mise contre le mur », embrassée et « il m’a pénétrée avec ses doigts ».

Pas de plainte écrite déposée par Tara Reade

Plusieurs anciens collaborateurs de Joe Biden travaillant au Sénat à la même époque qu’elle, ont cependant assuré « sans équivoque qu’elle n’était jamais venue vers eux pour en parler, porter plainte ou soulever cette question », a souligné le candidat démocrate.

L’accusation avait été démentie par l’entourage de Joe Biden. Mais depuis plusieurs semaines, elle assombrit sa campagne et le candidat lui-même était sous pression de s’exprimer personnellement. Joe Biden a aussi pointé qu’il n’existait pas de « trace écrite » d’une plainte déposée par Tara Reade à l’époque des faits. « Il n’y a pas d’accord de confidentialité signé. Je n’ai jamais demandé à personne de signer un accord de confidentialité », a par ailleurs déclaré l’ancien bras droit de Barack Obama dans un entretien sur la chaîne MSNBC.

S’il est élu, une femme deviendra vice-présidente

Aux Etats-Unis, les accusations d’agressions sexuelles donnent souvent lieu à une transaction financière par laquelle les victimes acceptent de garder le silence sur les faits.

Joe Biden, qui mène une campagne en grande partie virtuelle depuis sa maison du Delaware en raison de la pandémie de coronavirus, cherche ainsi à sortir d’une séquence potentiellement dommageable pour sa campagne. Il doit retrouver de la visibilité sur d’autres thèmes, comme le choix de sa colistière.

Il a annoncé qu’il choisirait une femme qui deviendrait, en cas de victoire, la première vice-présidente des Etats-Unis.

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